La météo de l’erreur médicale n’annonce aucune embellie.

Un article paru récemment (octobre 2017) dans Moustique évoque la situation de la problématique de l’erreur médicale. 
Immanquablement, on ne peut que s’intéresser au Fonds des Accidents Médicaux (FAM).

Quelques chiffres : 
• Seuls 3% des victimes sont aujourd’hui reconnues et indemnisées par le FAM ;
• Un avis rendu dans les 6 mois, c’est ce que la loi prévoit. En fait, le délai est de l’ordre de trois, voire 4 ans.

Il y a aussi quelques chiffres concernant le nombre de victimes. Si l’on parlait de 20.000 victimes par an, dont 2.000 morts, l’article de Moustique parle maintenant de 20 à 60.000 victimes par an, dont 2.000 à 5.000 morts.

Madame la Ministre de la Santé devrait donc faire le constat de l’échec de la politique de sécurité en matière de soins de santé, politique dont le seul instrument a été la création du FAM. Un organisme chargé en principe de l’indemnisation des victimes qui de fait est prié maintenant ‘d’accorder plus d’attention au soutien des victimes et à la médiation’. Quelques mots d’empathie et circulez, il n’y a rien à voir.

Depuis des années, le refrain de la chanson est ‘dialogue’, ‘médiation’. Citons à ce propos cette maman d’un bébé victime d’erreur médicale : « Les médecins me parlaient avec l’arrogance de ceux qui s’adressent à des moins que rien ». 
Et depuis des années, le nombre de morts augmente. Depuis des années, la route est plus sûre que nos hôpitaux (*).

Alors, sans volonté de responsabiliser les auteurs de ces erreurs médicales, pour ceux qui disposent de moyens financiers suffisants et de la nécessaire patience, on ne peut que leur recommander de s’adresser à la Justice quelle que soit l’issue. Pour les autres ...

(*) 637 morts sur la route en 2016 avec une baisse de 13% par rapport à 2015.